13 juin 2006
La Fouillaron
La Fouillaron était caractérisée par son originale transmission si
remarquable utilisée pendant 15 ans sans grande modification. Des
courroies passant sur des poulies entraînent un arbre secondaire et les
chaînes latérales ce qui permet une gamme illimitée de rapports. C'est
en fait le créateur du système à variateur utilisé sur les vélomoteurs
et popularisé par DAF dans les années soixante.
Pour le reste cette voiture était classique et elle était équipée de
moteurs livrés par d'autres firmes. La société proclamait que sa
voiture, avant d'être livrée, avait subi un essai sur plus de 4000 km.
En 1902 d'assez grandes Fouillaron furent construites, dotées d'un
moteur Buchet 4 cyl. 20 CV et une version 24 CV participa en 1903 à la
course Paris-Madrid.
Les modèles figurant sur le catalogue étaient cependant plus modestes:
3 monocylindres et 2 bicylindres d'une puissance allant de 6 à 12 CV.
En 1904 furent adoptés un radiateur à alvéoles et un boîtier de
direction Molicet et Blain avec des soupapes latérales.
Les versions 4 cyl. furent dotées d'une transmission primaire
longitudinale et d'une transmission secondaire par arbre. En 1905, la
gamme comprenait 7 modèles, de 6 à 24 CV.
De 1906 à 1908, Fouillaron engagea, mais sans succès, dans
les courses, des voiturettes dotées d'un radiateur rond et,
curieusement, d'une transmission en diagonale ainsi que d'un moteur
incliné. Les voitures étaient des 1, 2, 3 et 4 cyl., les plus petites
équipées d'un moteur De Dion. En 1908 le radiateur rond fut abandonné
et parmi les modèles étaient offertes deux petites 4 cyl. de 1,6 et 1,8
litre. En 1910 la plus grosse voiture était une 4 cyl., 2,1 litres et
toutes avaient une transmission par arbre. Aux derniers fervents de la
transmission par poulies expansibles furent toujours offertes des
voitures pourvues de différents moteurs de puissance variée.
La plus petite Fouillaron était une monocylindre de 1 litre (offerte
encore en 1913-1914) et la plus grosse était une 4 cyl., 16/20 CV, 3,7
litres. En 1914, la firme proposait même une petite 6 cyl., 2,8 1itres,
15/18 CV.
Au risque de paraître complètement superficielle : Je VEUX cette voiture.
08 juin 2006
Instant poétique
Réviser son BAC c'est ...
CHIANT
21 mai 2006
Placebo
Waxing with a candlelight, and burning just for you.
Allocate your sentiment, and stick it in a box.
I've never been an extrovert, but i'm still breathing.
Thought I was getting carat gold, and what I got was you.
Stuck inside the circumstances, lonely at the top.
I've always been an introvert
happily bleeding.
and 1 4 2 9 7 8 - feels like I'm gonna suffocate.
14 16 22 - this skin that turns to blister blue.
Shoulders toes and knees, I'm 36 degrees,
shoulders toes and knees,I'm 36 degrees,
shoulder toes and knees, I'm 36 degrees,
shoulders toes and knees, I'm 36 degrees.
C'était d'abord Brian Molko, icône androgyne à la voix fragile, qui ne produit maintenant que des cris vides. On rature les deux derniers albums et on recommence : rien de très novateur. Pourtant, il y a quelque chose, là, quand sa voix se brise à ce moment-là qui me donne envie de fondre en larmes. Ces mots qui ne veulent rien dire et qui quelque fois produisent une petite étincelle de vérité. Change of season love can die. Voilà, c'étaient mes treize ans, mes quatorze ans, mes quinze ans, c'était le son poussé à fond pour s'abymer dans la saturation sonore, c'était être en proie à la Teenage Angst, c'était fredonner Woman, man or modern monkey, just another happy junky et c'est toujours, réecouter Commercial for Levi, Slacker Bitch, la reprise de Bigmouth strikes again, 36 degrees (We were tight, but i falls apart as silver turn to blue), et puis même Every you every me. Tant pis. On aura fait un bout de chemin ensemble. Ces sons-là ne seront plus que des boîtes à souvenirs.
06 mai 2006
L'allumoir (suite et fin)
Elle ne l'a pas rendu. Elle a
laissé quelqu'un d'autre l'emporter. Elle a craché sa bile. Elle a eut
ce qu'elle voulait. La paix ?

03 mai 2006
Last questionnaire (made by younger mwa)
Quel nom voudrais-tu qu'on te donne ?
Idem que pour le questionnaire de Cailloux. Alice, ou alors merkura tout en minuscule ou alors merka/merkantulipe à la limite des limites.
De quel bien de consommation es-tu le plus dépendante ?
Café.
Quel est la partie du corps qui t'as le plus émue chez la personne qui t'as le plus émue ?
Ma maman elle dit qu'il ne faut pas couper les gens en morceau. Mais ce sont les lèvres, sans hésiter.
Quel est l'effet personnel qui te caractérise le plus ?
Le petit miroir cassé dans mon porte-feuille.
Que fais-tu de tes heures perdues ?
Je leur cours après.
Un mot qui te plaît particulièrement ?
Colchique pour son alittération en [k].
Quels mots préférerait-tu entendre de la bouche d'un proche ?
Je ne vais pas dicter la déclaration d'amour idéale, ça la priverait de toute sa saveur.
Quelle est la mort la plus douce à tes yeux ?
Une mort violente.
Ton plus lointain souvenir ?
Le goût des barreaux de mon lit de bébé.
Une histoire qui t'es arrivée, que tu aurais bien aimé partagé ?
Je n'aime pas partager.
Tes vies antérieures ?
J'ai été suffisament protéiforme enfant pour ne pas avoir besoin de m'en inventer davantage.
Qu'est-ce qui t'inspire ?
L'insomnie, le café, les psychotropes en tout genre. (hey ! faut que j'arrête de me la jouer trendy junky, je pue vraiment des fois)
Qu'est-ce qui t'expire ?
Les baba-pouffes et les gothopouffes.
Pourquoi es-tu sur terre ?
Pour faire chier le monde.
Une œuvre d'art qui t'as émue ?
Mes petites amoureuses de Rimbaud.
À quel personnage fictif t'identifies-tu ?
Le mur de Berlin, il n'est pas fictif, il n'existe plus.
Quel geste as-tu été fière d'accomplir ?
Un geste obscène à la fête de l'huma.
Ton dernier mot ?
Il n'est pas contraire à la raison de préférer la destruction du monde entier à une égratignure de mon doigt.
Questionnaire Sophie Calle, Gérard Boullier pour les Inrocks
Quand êtes-vous déjà morte?
Un soir de pluie, c'était presque l'été, ça allait presque devenir beau.
Qu'est-ce qui vous fait lever le matin?
Je ne me lève jamais le matin.
Que sont devenus vos rêves d'enfant?
Quelque part au fond du trou des toilettes.
Qu'est-ce qui vous distingue des autres?
Une excroissance au majeur de la main droite "La plus belle bosse du monde"
Vous manque-t'il quelque chose?
La question serait plutôt quelqu'un, non ?
Pensez-vous que tout le monde puisse être artiste?
Non, je ne suis pas une menteuse, moi.
D'où venez-vous?
D'un chou-fleur androgyne.
Jugez-vous votre sort enviable?
Il n'est pas enviable, il est envié.
À quoi avez-vous renoncé?
À être gentille, à renoncer.
Que faites-vous de votre argent?
Je le jette par les fenêtre.
Quelle tâche ménagère vous rebute le plus?
Déboucher les toilettes.
Quels sont vos plaisirs favoris?
Plaisir solitaire : exploser les bulles des papiers à bulles. Plaisir collectif : sautelutiner.
Qu'aimeriez-vous recevoir pour votre anniversaire?
J'aimerais déjà qu'on PENSE à mon anniversaire. Ensuite, depuis le temps que je demande une fourchette ...
Citez trois artistes vivants que vous détestez.
Les détester serait leur faire trop d'honneur.
Que défendez-vous?
Mon nombril, mais sans trop de conviction.
Qu'êtes-vous capable de refuser?
Je suis incapable de refuser.
Quelle est la partie de votre corps la plus fragile?
Je ne vais quand-même pas vous donner les armes pour me détruire.
Qu'avez-vous été capable de faire par amour?
De dégringoler d'une vieille toiture rouillée au péril de ma vie, d'envoyer des missives d'injure, de pardonner ...
Que vous reproche-t'on?
De parler trop
A quoi vous sert l'art?
À quoi sert cette question ?
Rédigez votre épitaphe.
"Revieeeeeeeens !"
Sous quelle forme aimeriez-vous revenir?
En mieux.
Exclusive Interview of mwa by Cailloux
Cailloux. Si tu étais un monstre mythologique, lequel serais-tu, porque ?
mwa. TOUT sauf un elfe, d'abord parce que : "elfer tue", ensuite
parce que : "les elfes en elfie" et enfin parce que Arwen et Legolas,
ils sont tout moisis. Bon, je voudrais pas être une gorgone, parce que
c'est moche, ni une sirène (femme-poisson), pour des raisons physiques
(dois-je vous faire un dessin ?). Franchement, je suis un TRUC
suffisamment sympathique comme ça, isn't it ?
Cailloux. Quelle est la marque de ton dentifrice ? (Allez, un pti coup de pub)
mwa. Hum, le Elmex orange dégueulasse qui a un goût étrange de pomme (on dirait du sopalin en tube).
Cailloux. Si la Lune est une banane, où est l'épluchure ? (fais marcher tes neurones)
mwa. Je l'ai cueillie et je l'ai offert au pire fléau que la terre ait jamais porté.
Cailloux. Est-ce que tu pleures devant Bambi ?
mwa. Non, seulement en écoutant les chanteurs pour midinette, ce qui en dit long sur ma personalité...
Cailloux. Quel nom aurais-tu voulu porter ?
mwa. Fadella, l'infini,∞ ... Naaan c'tait une feinte ! "lol"
"mdr" "ptdr" "expdr" Alice, c'est pas magnifique comme appelation ? Car
j'ai le don de la métamorphose, je peux me transformer et rien ne s'y
oppose (trop la classe).
Cailloux. Comment appelerais-tu ta fille ? Ton fils ?
mwa. Théophile pour le garçon, car c'est un délice à prononcer
ou alors peut-être Sigmar, pour le côté étrange. Joséphine pour la
fille, parce que j'aime les prénoms rétros (pas taper >_<) et
puis c'est le personnage kafkaïen que je préfère, Joséphine la
cantatrice (Ou le peuple des souris).
Cailloux. À choisir, tu serais loup-garoute ou vampirette ? Pourquoi ?
mwa. Sans hésiter vampirette, je dois être une veinophile ou même une hémomaniaque, mais Blood is Good.
Cailloux. Pour ou contre le CPE ? (pitite question de politique ... hinhinhin...)
mwa. À mon avis ce n'est que la partie visible de l'iceberg et
je trouve ça bien plus acceptable que les nouvelles lois sur
l'immigration. De toute façon il a été retiré.
Cailloux. Quel est le
meilleur moyen de te faire grimper au septième ciel ? (interdiction
d'invoquer le pouvoir aphrodisiaque du chocolat, des détails !)
mwa. Ecoute, là comme ça j'allais te répondre une énomre tarte
au chocolat noir ...mais hum, comme tu me l'interdis ... Je crois que
tous les chemins mènent au septième ciel mais après il ya beaucoup trop
de crabes qui s'y déplacent. Mais sinon ... GINGER FOREVER !
Cailloux. À choisir, tu préfères te re-taper le 3x500 ou courir pour le marathon contre la faim, 1km parcouru, 1 euro de gagné ?
mwa. Question rhétorique ... Ai-je l'air d'un monstre d'égoïsme ? (QUI a haussé les sourcils ?)
Cailloux. [question censurée pour votre securité]
mwa. La deuxième option, toi-même tu sais pourquoi. Pas les gambettes quoi...
Cailloux. Tu préfères avoir trop chaud ou trop froid ?
mwa. Je suis une fille de l'été, mais pour entretenir mon teint translucide façon litchi, je préfère le froid.
Cailloux. Treizième question qui porte la poisse ... Comment te vois-tu dans quarante ans ?
mwa. Pitié, tue-moi avant !
Cailloux. La tartine tombe
toujours du côté beurré, le chat toujours sur ses pattes. Que se
passe-t-il si on lâche un chat du 6ème étage alors qu'il a une tartine
beurrée attachée dans le dos ?
mwa. Il y avait pas une loi qui interdisait les
expérimentations sur les animaux ? Enfin, ça dépend de l'intelligence
du chat ... si il est malin il se laisse tomber côté tartine pour
amortir sa chute.
Cailloux. L'homme est-il un loup pour l'homme ? (clin d'œil à foufouille >_^)
mwa. Oui. Non. Oui mais. (arrête de l'appeler comme ça ...)
Cailloux. D'après toi, un xyptère-en-branche, c'est quoi ?
mwa. C'est quelqu'un qui a raté son agrégation de sciences naturelles et qui se rabat sur la science-fiction.
Cailloux. Quelle phrase associe-tu personnellement à la méthode Coué ?
mwa. Je suis tout à fait normale ... Je suis tout à fait
normale ... Je suis tout à fait normale ... Je suis tout à fait normale
...Je suis tout à fait normale ... [x ; +∞[
Cailloux. Pierre qui moule n'amasse pas rousse. Ton opinion sur la question ?
mwa. Le mousse Pierre à touffe rousse n'aime pas les moule-bite.
That's all folks
11 avril 2006
Ebauche ?
Dis-moi les fleurs écarlates
écloses sur ses joues d'enfant
dis-moi les mots qu'il frelate
ces tics qu'il sème à tout vent
Dis-moi sa désinvolture
et écoute ma rhapsodie,
souvenirs d'une boursouflure
noyés de mélancolie
Un soir blème de lune absente
suffocant de mille naufrage
je devînt l'île phosphorescente
où il s'échoua sans amarrage
Il s'endormit dans les décombres
yeux nus, bouche indécente
vulnérable dans la pénombre
rouge des lendemains qui hantent

22 mars 2006
Verlain

Merkantulipe:
Merka
tu es belle
avec ce collier
Tes mots
son frêles
tranchants
comme des arcs-en-ciel
Tes pieds
son des
souris
qui crient la vie
Adieu
nuages
de cheuveux
noisette.....ahhhhhhhhh
Merkantulipe-antiseptique
Merkantulipe-danse-en-slip
Merkantulipe-aime-ses-tics
Merkantulipe-vomi-le-fric
mais elle prends les couleurs
vert pistache
rose saumon
bleu pastel
noir mortel...
Suite
à cette si jolie aubade de ce cher Verlain, je me permet de publier la
réponse à cet envoyage de fleur pour rendre hommage à cet Insolent
Idole dont je vous invite à aller voir le blog.
en peau de chagrin
devant ton micro
tu nous ritournole
des farendelles de mots
décoctés en cocktails
décapant déconstruits
égrénés sur des notes
engrenées pour garnir
des glapissements glamour
d'un Verlain pas vraiment
Parnassien,
maudit par sa muse
"cruelle" qui s'amuse
anciennement inharmonique
toutefois
sans le museler
car elle a un grain
de folie phosphorescente
phobique, euphonique
euphorique car
c'est la bru idéale
la maman de Ssssss
sssssale gosse néanmoins
transssscendant, car filsssss
d'une hallussssssination
sssur l'alluminium
d'une toiture rouillée
Verlain serait en somme
un barde badinant
indolent amoureux
d'un poisson nommé Wanda
lutin ailé de ch'veux embrouillés
Verlain
quasi-suburbain
surnaturel
vagissant, geignant, grinçant
mais toujours
insolent

16 mars 2006
rimbeuuuuuh

Les cieux vert-chou :
Sous l'arbre tendronnier qui bave,
Vos caoutchoucs
Blancs de lunes particulières
Aux pialats ronds,
Entrechoquez vos genouillères,
Mes laiderons !
Nous nous aimions à cette époque,
Bleu laideron !
On mangeait des oeufs à la coque
Et du mouron !
Un soir, tu me sacras poète,
Blond laideron :
Descends ici, que je te fouette
En mon giron ;
J'ai dégueulé ta bandoline,
Noir laideron ;
Tu couperais ma mandoline
Au fil du front.
Pouah ! mes salives desséchées,
Roux laideron,
Infectent encor les tranchées
De ton sein rond !
Ô mes petites amoureuses,
Que je vous hais !
Plaquez de fouffes douloureuses
Vos tétons laids !
Piétinez mes vieilles terrines
De sentiment ;
- Hop donc ! soyez-moi ballerines
Pour un moment !...
Vos omoplates se déboîtent,
Ô mes amours !
Une étoile à vos reins qui boitent
Tournez vos tours !
Et c'est pourtant pour ces éclanches
Que j'ai rimé !
Je voudrais vous casser les hanches
D'avoir aimé !
Fade amas d'étoiles ratées,
Comblez les coins !
- Vous crèverez en Dieu, bâtées
D'ignobles soins !
Sous les lunes particulières
Aux pialats ronds,
Entrechoquez vos genouillères,
Mes laiderons !
Arthur Rimbaud
Ce poème a quelque chose d'abject qui me fascine. Je crois que c'est même mon préféré de Rimbaud, à qui j'en voulais d'avoir écrit Les réparties de Nina qui, paraît-il, me ressemble. Je ne sais pas pourquoi, en ce moment j'aime les poèmes méchants. Bref, si je pouvait raturer aussi cruellement mes vieux amours flétris, je crois que je serai comblée.

