22 mars 2006
Verlain

Merkantulipe:
Merka
tu es belle
avec ce collier
Tes mots
son frêles
tranchants
comme des arcs-en-ciel
Tes pieds
son des
souris
qui crient la vie
Adieu
nuages
de cheuveux
noisette.....ahhhhhhhhh
Merkantulipe-antiseptique
Merkantulipe-danse-en-slip
Merkantulipe-aime-ses-tics
Merkantulipe-vomi-le-fric
mais elle prends les couleurs
vert pistache
rose saumon
bleu pastel
noir mortel...
Suite
à cette si jolie aubade de ce cher Verlain, je me permet de publier la
réponse à cet envoyage de fleur pour rendre hommage à cet Insolent
Idole dont je vous invite à aller voir le blog.
en peau de chagrin
devant ton micro
tu nous ritournole
des farendelles de mots
décoctés en cocktails
décapant déconstruits
égrénés sur des notes
engrenées pour garnir
des glapissements glamour
d'un Verlain pas vraiment
Parnassien,
maudit par sa muse
"cruelle" qui s'amuse
anciennement inharmonique
toutefois
sans le museler
car elle a un grain
de folie phosphorescente
phobique, euphonique
euphorique car
c'est la bru idéale
la maman de Ssssss
sssssale gosse néanmoins
transssscendant, car filsssss
d'une hallussssssination
sssur l'alluminium
d'une toiture rouillée
Verlain serait en somme
un barde badinant
indolent amoureux
d'un poisson nommé Wanda
lutin ailé de ch'veux embrouillés
Verlain
quasi-suburbain
surnaturel
vagissant, geignant, grinçant
mais toujours
insolent

16 mars 2006
rimbeuuuuuh
Les cieux vert-chou :
Sous l'arbre tendronnier qui bave,
Vos caoutchoucs
Blancs de lunes particulières
Aux pialats ronds,
Entrechoquez vos genouillères,
Mes laiderons !
Nous nous aimions à cette époque,
Bleu laideron !
On mangeait des oeufs à la coque
Et du mouron !
Un soir, tu me sacras poète,
Blond laideron :
Descends ici, que je te fouette
En mon giron ;
J'ai dégueulé ta bandoline,
Noir laideron ;
Tu couperais ma mandoline
Au fil du front.
Pouah ! mes salives desséchées,
Roux laideron,
Infectent encor les tranchées
De ton sein rond !
Ô mes petites amoureuses,
Que je vous hais !
Plaquez de fouffes douloureuses
Vos tétons laids !
Piétinez mes vieilles terrines
De sentiment ;
- Hop donc ! soyez-moi ballerines
Pour un moment !...
Vos omoplates se déboîtent,
Ô mes amours !
Une étoile à vos reins qui boitent
Tournez vos tours !
Et c'est pourtant pour ces éclanches
Que j'ai rimé !
Je voudrais vous casser les hanches
D'avoir aimé !
Fade amas d'étoiles ratées,
Comblez les coins !
- Vous crèverez en Dieu, bâtées
D'ignobles soins !
Sous les lunes particulières
Aux pialats ronds,
Entrechoquez vos genouillères,
Mes laiderons !
Arthur Rimbaud
Ce poème a quelque chose d'abject qui me fascine. Je crois que c'est même mon préféré de Rimbaud, à qui j'en voulais d'avoir écrit Les réparties de Nina qui, paraît-il, me ressemble. Je ne sais pas pourquoi, en ce moment j'aime les poèmes méchants. Bref, si je pouvait raturer aussi cruellement mes vieux amours flétris, je crois que je serai comblée.
15 mars 2006
J'ai testé la Cailloux multifonction (Allergiques au sucre, s'abstenir)
À première vue, ça ressemble à une fille normale. Physiquement intelligente, cheveux auburns, bouclés, lèvres pulpeuses, yeux marron-vert, regard de braise ... Mais en fait, c'est beaucoup plus que ça. Cailloux est un modèle unique et révolutionnaire. Cailloux réchauffe en hiver, supporte mes crises de gneeeeuhtousdesconnardslavieestmochec'estconçapue, elle ne sent pas l'œuf ni le paté de campagne, partage mes goûts honteux (*mode voix geignarde surraigue on* il aaaaaaaaaa le drouaaaaaaa de poser ses mains sur ton coooooorps il aaaaaaaaaa le drouaaaaaaaaaaaaaa de respirer ton odeuuuur), m'aide à supporter la poule molle, la mégère mystique Mme H, sert d'oreiller, est la compagnonne idéale pour se mater les épisodes de Sex And The City, est dotée d'une bibliothèque de manga conséquente ainsi que d'une réserve de livres qui font rire et sourire bêtement (mais j'assume totalement, je suis encore une gamine, ma vie est régie par le principe du plaisir), a en réserve des tonnes de sujets de discussions tous plus captivants les uns que les autres ("Bon, on va lui faire prendre de la ciguë, elle pourra pas se plaindre, c'est l'acte le plus philosophique qu'elle accomplira jamais", "C'est quoi notre horoscope aujourd'hui ? Il faut qu'on lève le pied pour éviter le stress ? Pas de problème c'est c'qu'on fait tout le teeeemps", "T'as pas une recette de cookies ?", "J'ai envie d'manger du nutella", "Arg, j'vais pas en athlé cet aprem', j'ai trop mal aux ch'veux ... au fait, ça va ? On dirait pas qu'ils sont tout gras ?" et aussi tout ce que je censure volontairement pour ne pas choquer les yeux délicats), bref, est presque aussi superficielle que moi, ce dont je lui suis entièrement reconnaissante. Cailloux, le jour où tu décide d'être un garçon, je t'épouse. Sinon c'est pas grave hein, du moment qu'on peut toujours se taper des vieilles barres pourries et que tu es là, y a pas de problème. Dernière qualité : je trouve que tu as des goûts de chiottes en matière de mecs, et c'est réciproque, ce qui fait que je n'empièterai jamais sur tes conquètes, et vice versa ... c'est rassurant, non ?
Brittany: Peut être que je pourrais faire quelque chose pour toi.
Daria: Peut-être. Tu pourrais m'apprendre à tripoter mes bouclettes en ayant l'air particulièrement stupide ?
Brittany: Alors là tu vois tu me poses une colle. Ca c'est vraiment pas un truc qui s'apprend.
02 mars 2006
I got the blues ...
C'était un soir de merde. La marche du monde se poursuivait et les hommes, rangées de dominos décérébrés s'abattaient les uns sur les autres comme autant de moutons de Panurges sado-maso. Et au milieu de tout ça, une gamine vaillante (aka : moua) pris son courage à deux mains et son épingle à nourrice dans l'autre et décida de crever l'abcès de ses vieux fantômes. Et comme ses vieux fantômes sont des connards, eh ben ça a giclé et inmanquablement, inondation de pus lacrymal ... rien de bien ragoûtant, mais comme elle préfèrait être un mikado qu'un domino, elle a fait attention à ce que ça gicle pas sur les autres. Avisant une paire de ciseau, elle se coupa la couette de rage (yeah). Ce scalp accomplit, elle cautérisa la plaie en se giflant mentalement. Et pis le lendemain, un coiffeur gentil a réparé les dégats, et maintenant elle a la même tête que quand elle avait cinq ans, mais c'est pas grâve hein, ça fait vieille intello coincée, et j'aime ça.
HAPPY END

There’s a look on your face I would like to knock out
See the sin in your grin and the shape of your mouth
All I want is to see you in terrible pain
Though we won’t ever meet I remember your name
Can’t believe you were once just like anyone else
Then you grew and became like the devil himself
Pray to god I can think of a nice thing to say
But I don’t think I can so fuck you anyway
You are scum, you are scum and I hope that you know
That the cracks in your smile are beginning to show
Now the world needs to see that it’s time you should go
There’s no light in your eyes and your brain is too slow
Can’t believe you were once just like anyone else
Then you grew and became like the devil himself
Pray to god I can think of a nice thing to say
But I don’t think I can, so fuck you anyway
Bet you sleep like a child with your thumb in your mouth
I could creep up beside put a gun in your mouth
Makes me sick when I hear all the shit that you say
So much crap coming out it must take you all day
There’s a space kept in hell with your name on the seat
With a spike in the chair just to make it complete
When you look at yourself do you see what I see
If you do why the fuck are you looking at me
Why the fuck why the fuck are you looking at me
Why the fuck why the fuck are you looking at me
Why the fuck why the fuck are you looking at me
Why the fuck why the fuck are you looking at me
There’s a time for us all and I think yours has been
Can you please hurry up cos I find you obscene
We can’t wait for the day that you’re never around
When that face isn’t here and you rot underground
Can’t believe you were once just like anyone else
Then you grew and became like the devil himself
Pray to god I can think of a nice thing to say
But I don’t think I can so fuck you anyway
So fuck you anyway
