my sweet untittled-to-be

Online Weirdo ; Born in Chaos ; Pixel Frau ; Cyber Psycho ;

11 avril 2006

Ebauche ?

Dis-moi les fleurs écarlates
écloses sur ses joues d'enfant
dis-moi les mots qu'il frelate
ces tics qu'il sème à tout vent

Dis-moi sa désinvolture
et écoute ma rhapsodie,
souvenirs d'une boursouflure
noyés de mélancolie

Un soir blème de lune absente
suffocant de mille naufrage
je devînt l'île phosphorescente
où il s'échoua sans amarrage

Il s'endormit dans les décombres
yeux nus, bouche indécente
vulnérable dans la pénombre
rouge des lendemains qui hantent

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22 mars 2006

Verlain

insolente_pochette_by_garvanborona.31
(Insolente Pochette de l'Insolent Album de Verlain, by Pepeljara/Akaash/Erendis Borona)

Merkantulipe:
Merka
tu es belle
avec ce collier
de sensations.
Tes mots
son frêles
tranchants
comme des arcs-en-ciel
Tes pieds
son des
souris
qui crient la vie
Adieu
nuages
de cheuveux
noisette.....ahhhhhhhhh
Merkantulipe-antiseptique
Merkantulipe-danse-en-slip
Merkantulipe-aime-ses-tics
Merkantulipe-vomi-le-fric
mais elle prends les couleurs
vert pistache
rose saumon
bleu pastel
noir mortel...

Suite
à cette si jolie aubade de ce cher Verlain, je me permet de publier la
réponse à cet envoyage de fleur pour rendre hommage à cet Insolent
Idole dont je vous invite à aller voir le blog.

.

Verlain, un sol en lino
en peau de chagrin
devant ton micro
tu nous ritournole
des farendelles de mots
décoctés en cocktails
décapant déconstruits
égrénés sur des notes
engrenées pour garnir
des glapissements glamour
d'un Verlain pas vraiment
Parnassien,
maudit par sa muse
"cruelle" qui s'amuse
anciennement inharmonique
toutefois
sans le museler
car elle a un grain
de folie phosphorescente
phobique, euphonique
euphorique car
c'est la bru idéale
la maman de Ssssss
sssssale gosse néanmoins
transssscendant, car filsssss
d'une hallussssssination
sssur l'alluminium
d'une toiture rouillée
Verlain serait en somme
un barde badinant
indolent amoureux
d'un poisson nommé Wanda
lutin ailé de ch'veux embrouillés
Verlain
quasi-suburbain
surnaturel
vagissant, geignant, grinçant
mais toujours
insolent

t_signature233

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26 janvier 2006

ayeeeuh

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(Pardonnez-moi cette icône léchée pour adulescents hémoglobinomane)

Excoriation

La terre se couvre d'hématomes
Dans le couchant
Vaste bouquet d'erratums
Sanguinolent

À la lueur des écorchures
De la nuit brune
J'irais cueillir les épluchures
De peau de Lune

Je te hais comme une inconstante
Mon ecchymose
Recrache mon cœur de débutante
Et puis explose

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18 janvier 2006

Poésie Sadique

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Tes viscères sur le plancher

Laisse-moi décoller
Laisse-moi te respirer
Laisse-moi admirer
Ton corps qui gît là éventré
J’aime voir le lino maculé
De ton sang qui dégouline
Je le laverai plus jamais
J’aime trop ton hémoglobine

Tes viscères sur le plancher
Me font complèt’ment triper
Voir ton sang dégouliner
Et tes boyaux se déverser
Laisse moi les aspirer
Et j’me sentirai inspirée
Quand tu auras expiré
Alors je pourrai respirer

Je voudrai te débiter
Mais pourquoi tu brailles autant ?
J’prépare un couteau d’boucher
Mais tu d’viens incohérent !
Merde c’est vrai t’as plus de langue
J’te la rend pour que tu murmure
Des mots doux d’charogne exsangue
Avant de la clouer au mur

Tes viscères sur le plancher
Me font complèt’ment triper
J ‘aime à les voir dégorger
Pendant qu’j’fini d’t’égorger
Déjà tu pousses ton dernier crachat
Mais tu me manqu’ras mêm’ pas
Je me passerai de toi
Et je snifferai du Smecta

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06 janvier 2006

Poésie érotique

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Colchique

Tu ne pousses pas dans les champs
Mais dans une forêt si peu vierge
Au bout de la descente au Paradis
Colchique à décapsuler

Douce fleur mauve
Pour toujours en bouton
Reste encore un peu entre mes lèvres
Que je me grise de ton écume

Au creux de ta veine qui palpite
Entre le pouce et l’index
Dis moi comment tu distilles
Ton essence nacrée

Colchique vénéneux
Je voudrais te protéger
Mais j’ai peur de déchirer ta soie
Si je te plastifie

Laisse-moi m’agenouiller
Devant la corolle qui vacille
Érigée vers le soleil
Violâtre et pénétrante

Si la fleur de tes désirs
Te semble capricieuse
C’est que ses pétales immaculés
N’osent encor s’ouvrir

Colchique meurtrissant
Fragile et transperçant
Fleur contre fleur nous iront
Déflorer les anges

Colchique frissonnant
Ne se fane que pour un temps
J’attendrai ton éveil
Jusqu’au point du jour

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“— Mon petit garçon demanda-t-elle d’un ton courtois, pourquoi pleures-tu donc ?” Peter Pan-J.M. Barrie

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PLUME

Plume. Mes lèvres s’arrondissent autour de ton nom et te transforment en Ploum. Ma langue s’enroule, butte sur ta majuscule et bégaie en trébuchant. ploumploum. Tambourin des gouttes de pluie sur le velux, papillon-plume clignotant, pas furtifs d’un petit enfant. ploumploum aux yeux clairs comme un fond d’absinthe et au regard sombre comme une jungle étouffante, ploumploum à la bouche pleine d’étoiles liquides. Plume-Ploum-ploumploum, délice à prononcer, délice à embrasser. ploumploum sème des miettes aux coins de sa bouche. ploumploum ne veut pas dormir. ploumploum s’endort dans la lumière rouge. ploumploum joue à la mer. La vague naît de la pointe de son pied, gonfle le long de son ventre et vient exploser dans sa bouche en un soupir salé. Puis, elle se retire, semant derrière elle les deux mignons petits coquillages de ses oreilles, une frange d’algues humides sur son front et des dessins souriants sur son visage-plage. ploumploum se réveille avec du sable dans les yeux. ploumploum peint ses lèvres en rouge pour faire la grande. ploumploum pleure pour qu’on la console.

Ici, rien n’a changé, tu sais … mais je n’ai plus de sable au fond de mes chaussettes ; seulement les traces de tes quenottes dans mon cœur. Je me souviens surtout d’une infinie douceur … Plume.

Je défroisse les boules de papier. Retrouver les caprices de ploumploum, retrouver ses grands airs futiles. Petite bouche aux lèvres gonflées. Pieds qui trottinent sur le lino. Yeux grands comme ça, ronds comme des rondelles de citron. Paupières qui battent comme des rideaux par jour de grand vent. Sommeil calme, si calme qu’il m’empêche de dormir. ploumploum aime avoir froid. ploumploum aime être petite. ploumploum veut garder ses seize ans.

J’ai le cœur au bord des yeux, prêt à fondre ; mais ploumploum, mon petit glaçon, est allée bouder dans son frigo.

J’ai rencontré ploumploum un soir de pluie. Tout était infiniment brillant sous la pluie battante. ploum avait les cheveux mouillés et les yeux rieurs. Elle jouait ; mais il y avait quelque chose de sérieux dans sa manière de rire. ploumploum ne jouait pas. ploum était triste, emmitouflée dans sa parka trop grande pour elle. ploum avait le visage rond comme un galet chaud, des mains minuscules ; et moi, je l’écoutais chanter.

Et puis, un matin, une dernière trace de rouge à lèvre sur un coin de fenêtre et un petit mot tracé en dessous : Voilà.

J’écris des lettres à ploum, tellement longues que ça doit la faire bâiller. Pourtant, je ne met rien dedans, je ne lui demande même pas de revenir. Et en bas, en petites lettres, si petites qu’elle ne pourra jamais les lire, je signe : Clément. ploum m’a raturé au rouge à lèvre. Voilà.

ploumploum frétille, scintille et s’éparpille ; mais elle ne sait pas donner. Voilà.

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Petit frère

Tribulations

Ô mon amoureux apoétique aux réparties aporétiques !
Qu’elles étaient douces ces pastilles réminescentes
De grains de sable et de ressorts,
Placebos d’indicible effervescents,
Romanesque instantané au fond des bocks de la désinvolture ;
Excitée comme une enfant
Aux jours de nos retrouvailles
Percluse de mélancolie littérosaure
Mais plastifiée jusqu’aux entrailles
Et tes yeux d’enfants, et ta bouche d’enfant
Mon cœur déglutit tes moiteurs
Expulse sur un rythme binaire
Tour à tour micro-onde et frigidaire
Un, zéro … machine arrière
Qu’importe ! Tu ne seras qu’un chiffon de papier

Lasse de tenir le crachoir
Je veux m’asseoir dans la débâcle
Et contempler les ronds dans l’eau
D’une pluie de cailloux sur le fleuve
À côté de moi, un sans-titre
Aux pupilles comme des ronds de café
Cernées d’insomnie et d’encre
Au menton céruléen
Me dirait « partons ! partons loin ! »
Au matin, soufflant les photophores
D’une voix diluvienne il verserait :
« More Chaos in my Cosmos if you please »
Qu’importent ces anges, ces démiurges, ces philosophes
Il sera sans-titre en minuscules
Étanche aux omégas visqueux,
Paumé dans l’ombre de ses cils noir
Les commissures des lèvres débordantes de tendresse
Gardant dans ses cheveux l’écume du jour de sa naissance

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Posté par merkura à 02:09 - Every Teen dreams to be a pwët - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

pwët dissonant

medium_passepoisseu
Passé poisseux

Le jus des mégots écrasés encrasse
Les attaches du toit
Effluves tristes et chair lasse
Du tabac froid
Que fondent les lèvres endurcies et crasses
Des enfants rois
Que ces éternelles retrouvailles tassent
De désarroi

Les vieux spectres se délassent
Sur la paroi
Peut-on sonder leur surface
Sans rester coi
Sans que nos larcins anciens ne grimacent
Sur le billot de bois
Et que nos yeux ne ressassent
Les feux grivois

L’ardeur lézarde les cuirasses
Des mots étroits
L’éternelle ardeur brise-glace
De nos ébats
Et dans l’aphasie vorace
L’effroi sournois
Suggère de faire volte-face
Cahin-caha

Reste une rancœur tiédasse
Au fond des rince-doigts
Et le dégoût infiltre les crevasses
De nos émois
Tu lâches dans le tohu-bohu du postface
Un alinéa
Un allumoir que je ramasse
En mon carquois

Cède là cette carcasse,
Rentre chez toi
Avant que la déraison coriace
Comme de la poix
Ne vienne vagir sous nos terrasses
Encore une fois
Embourbée dans les traces tenaces
D’autrefois, pouah !

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NB : le dessin ci-dessus est la propriété exclusive d'une certaine erendis borona, quiconque tentera de le plagier, de le dealer, de lui faire passer la frontière dans une bouteille de shampoing à la pomme risque la peine capitale à coup de batte de cricket *nyard* Je vous signale que, de surcroît, le poème est marié, pour le meilleur et pour le pire à cette même demoiselle et qu'ils ont d'ores et déjà un fils, nommé S***** alors si jamais quelqu'un s'oppose à cette union, je peux lui garantir qu'à l'avenir, il se taira à jamais :)

Posté par merkura à 01:34 - Every Teen dreams to be a pwët - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

spleen idéal

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Cerfs-volants

Ne m'en veux pas si je n'ai à t'offrir
Ce soir qu'un verre à moitié vide
Mais tes liqueurs troubles ne me font plus souffrir
De leurs vertiges languides
Ne m'en veux pas si la rancœur amère
Me rend aussi acide
Mais le brusque envol de ma bulle sans lumière
A la gueule de bois lucide

Dans l'asphyxie de nos nuits buissonnières
Je t'empêchais de dormir
Dans ta chambre aveugle tu jouais à la mer
Sans jamais me recouvrir
Les angles aigus de ta désinvolture
Trahissaient tes sutures
Et ce n'est pas en salant mes coupures
Que tu feinteras sa morsure

Le temps est l'opium de l'ardeur
Il endort mais ne guérit pas
Et les éclats de verres qui criblent mon cœur
Crissent encore sous tes pas
Ma mélancolie donne au jour blafard
Des nuances d'arc-en-ciel
Un autre détrousseur à largué mes amarres
Mais ce sont les même larmes qui ruissèlent


signature11

Posté par merkura à 01:15 - Every Teen dreams to be a pwët - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

CORRESPONDANCES

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Il pédale dans le vide, la fenêtre ne laisse plus passer qu’un rectangle bleu, transparent, et l’appartement est envahi d’une vibration écarlate.

Assise, les paupières lourdes et violettes, elle promène le reflet de la lame à travers les fissures du plafond. Elle n’a plus d’âge. Naïve comme une enfant, les angles du désespoir découpent son corps frêle, des os ouvrent les fossés de son visage d’ange, des constellations rouges scintillent sur ses bras nus, sillonnés d’azur, hachés de griffures sombres.

Au fond des lacs obscurs s’étouffe un semblant de vie.

Repliée au milieu des éclats de miroir, elle ne l’a pas senti s’envoler. Avant, les cellules n’étaient pas confondues, ils partageaient les mêmes courants d’air. La voilà, seule, triste moitié dépareillée pour faire face à un monde abrupt. Il ne lui reste qu’un fragment, souvenir de la danse d’en bas, loin de ce paradis cruel. La tête dans les étoiles. Bientôt il lui faudra se lever, renouveler la quête quand le ciel enfumé deviendra aveugle.

Ce n’est pas le sommeil, c’est le noir insondable qui laisse ses yeux secs et remplis de larmes, qui l’anesthésie, transperce ses entrailles. La douleur quotidienne rends tout mouvement inconcevable. Et jusqu’au souffle qui s’engouffre et écorche sa gorge à chaque inspiration.

La musique n’est plus qu’un bourdonnement, cristallin et aquatique qui se confond avec les sifflement qui lui déchiquètent les oreilles. Il n’y a plus de mot, une comète à saisir, un flot qui l’emporte avec une violence indolore. Elle n’a plus besoin de le qualifier, le langage des émotions avait déjà remplacé celui de la raison, entre elle et lui.

Ses muscles atrophiés l’ont mise debout, l’ont guidée dans les dédales des pavés puants, vers l’Homme, qui l’attends, va fondre sur elle pour lui vendre un peu de sursis à sa souffrance. Elle court, comme du temps où il étaient fondu en un seul être brut et aigu, pour chercher, hagards du liquide pour emplir les pointes, saturer leurs chairs.

Le réseau des rues se confond avec celui de ses veines, à la recherche désespérée d’un tranchée vierge ou mettre au monde ce fragile oiseau qui l’emportera dans ses secousses capricieuses. Les étoiles célestes dansent avec celles de son bras, la lumière et le sang s’affrontent sur la banquise grinçante de son corps.

Il n’y aura pas de liquide aujourd’hui, la lumière orangée ne guidera plus jamais son aiguille. L’étau se resserre autour de la lame qui transperce la peau, trahit l’envie. Le cercle de fer est encore brûlant sur sa tempe, l’Homme vomit des épingles qui s’enfoncent dans ses tympans douloureux.

Le tremblement s’amplifie.

Cette nuit, il n’y aura pas de chaleur entre les draps de l’appartement. Cette nuit les deux corps seront dissimulés. Mais pour l’heure, ils gisent incroyablement seuls, déjà rongés par le crépuscules ensanglanté. Et les couleurs : neige, cendre, coma, aveuglement, ciel, sang dansent dans leurs yeux morts.

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signature9

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