21 mai 2006
Placebo
Waxing with a candlelight, and burning just for you.
Allocate your sentiment, and stick it in a box.
I've never been an extrovert, but i'm still breathing.
Thought I was getting carat gold, and what I got was you.
Stuck inside the circumstances, lonely at the top.
I've always been an introvert
happily bleeding.
and 1 4 2 9 7 8 - feels like I'm gonna suffocate.
14 16 22 - this skin that turns to blister blue.
Shoulders toes and knees, I'm 36 degrees,
shoulders toes and knees,I'm 36 degrees,
shoulder toes and knees, I'm 36 degrees,
shoulders toes and knees, I'm 36 degrees.
C'était d'abord Brian Molko, icône androgyne à la voix fragile, qui ne produit maintenant que des cris vides. On rature les deux derniers albums et on recommence : rien de très novateur. Pourtant, il y a quelque chose, là, quand sa voix se brise à ce moment-là qui me donne envie de fondre en larmes. Ces mots qui ne veulent rien dire et qui quelque fois produisent une petite étincelle de vérité. Change of season love can die. Voilà, c'étaient mes treize ans, mes quatorze ans, mes quinze ans, c'était le son poussé à fond pour s'abymer dans la saturation sonore, c'était être en proie à la Teenage Angst, c'était fredonner Woman, man or modern monkey, just another happy junky et c'est toujours, réecouter Commercial for Levi, Slacker Bitch, la reprise de Bigmouth strikes again, 36 degrees (We were tight, but i falls apart as silver turn to blue), et puis même Every you every me. Tant pis. On aura fait un bout de chemin ensemble. Ces sons-là ne seront plus que des boîtes à souvenirs.
16 mars 2006
rimbeuuuuuh
Les cieux vert-chou :
Sous l'arbre tendronnier qui bave,
Vos caoutchoucs
Blancs de lunes particulières
Aux pialats ronds,
Entrechoquez vos genouillères,
Mes laiderons !
Nous nous aimions à cette époque,
Bleu laideron !
On mangeait des oeufs à la coque
Et du mouron !
Un soir, tu me sacras poète,
Blond laideron :
Descends ici, que je te fouette
En mon giron ;
J'ai dégueulé ta bandoline,
Noir laideron ;
Tu couperais ma mandoline
Au fil du front.
Pouah ! mes salives desséchées,
Roux laideron,
Infectent encor les tranchées
De ton sein rond !
Ô mes petites amoureuses,
Que je vous hais !
Plaquez de fouffes douloureuses
Vos tétons laids !
Piétinez mes vieilles terrines
De sentiment ;
- Hop donc ! soyez-moi ballerines
Pour un moment !...
Vos omoplates se déboîtent,
Ô mes amours !
Une étoile à vos reins qui boitent
Tournez vos tours !
Et c'est pourtant pour ces éclanches
Que j'ai rimé !
Je voudrais vous casser les hanches
D'avoir aimé !
Fade amas d'étoiles ratées,
Comblez les coins !
- Vous crèverez en Dieu, bâtées
D'ignobles soins !
Sous les lunes particulières
Aux pialats ronds,
Entrechoquez vos genouillères,
Mes laiderons !
Arthur Rimbaud
Ce poème a quelque chose d'abject qui me fascine. Je crois que c'est même mon préféré de Rimbaud, à qui j'en voulais d'avoir écrit Les réparties de Nina qui, paraît-il, me ressemble. Je ne sais pas pourquoi, en ce moment j'aime les poèmes méchants. Bref, si je pouvait raturer aussi cruellement mes vieux amours flétris, je crois que je serai comblée.
17 janvier 2006
beuh
Lorsqu’ils se revirent, Wendy était mariée et Peter n’était plus pour elle qu’un petit tas de poussière dans le coffre où elle rangeait jadis ses jouets. Wendy était devenue une adulte. Ne la plaignez pas pour autant car elle appartenait à la race de celles qui ne demandent pas mieux que de grandir. Et, vieillissant de son plein gré, elle parvint à la condition de femme bien avant les autres filles de son âge. Il n’y a plus maintenant que deux lits dans la nursery, celui de Jane est celui de sa nurse, et il n’y a plus de niche car Nana est depuis longtemps passée de vie à trépas. Elle est morte de vieillesse et à la fin, elle était devenue insupportable à force de prétendre qu’elle seule était capable de s’occuper des enfants. Et puis une nuit survint la tragédie. C’était au printemps ; l’histoire avait été racontée pour la nuit et Jane dormait maintenant dans son lit. Wendy était assise par terre, tout près du feu, pour mieux voir son ouvrage car il n’y avait pas d’autre lumière dans la nursery. Et tandis qu’elle était là à travailler, elle entendit un étrange hurlement. Puis la fenêtre s’ouvrit à la volée comme l’autre fois et Peter se posa sur le sol. THE END James Mattew Barrie—Peter Pan traduit de l'anglais par Henri Robillot
André Breton-Nadja
Nietzsche, Le Gai Savoir, livre IV, § 341, traduit de l'allemand par Pierre Klossowski.
10 janvier 2006
Le dernier chapitre
Michael, lui, garda la foi un peu longtemps, même si les autres se moquaient de lui. Il était en compagnie de Wendy lorsque Peter vint la trouver à la fin de la première année. Elle s’envola avec Peter dans la robe même qu’elle s’était tissée de feuilles et de baies au Pays de Nulle Part, et sa seule crainte était qu’il remarquât combien elle avait raccourci. Mais il ne s’aperçut de rien ; il avait trop de choses à raconter.
Elle espérait qu’ils évoqueraient ensemble leurs souvenirs, mais de nouvelles aventures avaient chassé les anciennes de l’esprit de Pete.
— Qui est le capitaine Crochet, demanda-t-il avec intérêt lorsqu’elle lui parla de leur grand ennemi ?
— Tu ne te rappelles pas, dit-elle, stupéfaite, comment tu l’as tué et nous a sauvé la vie ?
— Je les ai tous oublié après les avoir tués, répondit-il avec insouciance.
Comme elle exprimait l’espoir incertain que Tinn-Tamm serait peut-être heureuse de la voir, il demanda :
— Qui est Tinn-Tamm ?
— Oh, Peter, répliqua-t-elle, choquée.
En dépit des explications de Wendy, il fut, encore une fois, incapable de se souvenir :
— Il y a tellement de fées, dit-il. C’est bien possible qu’elle n’existe plus.
Peut-être avait-il raison, car les fées ne vivent pas longtemps ; mais elles sont si petites qu’un court laps de temps leur semble très long.
Wendy découvrit avec tristesse que Peter ne faisais pas de différence entre l’année écoulée et la journée de la veille ; l’attente, lui avait, à elle, parut si longue ! Mais il était toujours aussi captivant et tout deux passèrent une délicieuse semaine de nettoyage de printemps dans la petite cabane au sommet des arbres.
L’année suivante, Peter ne vint pas. Elle l’attendit dans une nouvelle robe, car elle ne pouvait tout bonnement plus mettre l’ancienne, mais il resta invisible.
— Il est peut-être malade, suggéra Michael.
— Tu sais bien qu’il n’est jamais malade.
Michael vint vers elle et lui chuchota à l’oreille en frissonnant :
—Peut-être qu’il n’existe pas, Wendy !
Et Wendy aurait fondu en larmes si Michael n’avait pas déjà été en train de pleurer.
Peter réapparut pour le nettoyage de printemps suivant ; et, fait étrange, il n’eut pas un instant conscience d’avoir manqué une année.
Ce fut la dernière fois que le vit Wendy petite fille. Durant quelques temps, elle s’efforça de ne pas trop souffrir à cause de lui et se considéra comme infidèle lorsqu’elle remporta le prix d’excellence de sa classe. Puis les années passèrent sans jamais ramener le volage Peter.
De leur côté, tous les garçons étaient devenus des hommes faits et rangés ; il n’y a donc pas grand-chose à en dire. On peut voir n’importe quand les Jumeaux ou Lebec et Frison se rendre à leur bureau, portant chacun une serviette en cuir et un parapluie. Michael est mécanicien de locomotive, Flocon est mariée à une demoiselle titrée : et il est du coup devenu lord. Voyez-vous ce juge en perruque franchissant le portail de fer ? Il avait autrefois pour nom Laflûte. Et ce barbu incapable de raconter la moindre histoire à ses enfants s’appelait John dans sa jeunesse.
Wendy s’est mariée en robe blanche avec une ceinture rose. Il est étrange de penser que Peter n’a pas fait irruption dans l’église pour venir troubler la cérémonie.
Le années se sont écoulées et Wendy a eu une fille. Cela devrait s’écrire non à l’encre ordinaire mais en lettres d’or. On la baptisa Jane et elle eut toujours un regard curieusement inquisiteur, comme si dès son arrivée sur terre, mille questions lui trottaient dans la tête ; et lorsqu’elle fut assez grande pour les poser, la plupart concernaient Peter Pan. Elle adorait entendre parler de Peter et Wendy lui racontait tout ce dont elle pouvait se souvenir dans cette même nursery ou avait eu lieu l’envol légendaire. C’était maintenant la nursery de Jane car son père l’avait achetée au taux de trois pour cent à celui de Wendy qui n’a plus le moindre goût à monter les escaliers. Mme Darling, elle, est depuis longtemps morte est oubliée.
Une fois par semaine, la nurse de Jane avait sa soirée libre ; et c’était alors au tour de Wendy de mettre Jane au lit. Le moment était venu de raconter des histoires. C’est Jane qui a inventé de soulever son drap et d’en faire une tente par-dessus la tête de sa mère et la sienne ; après quoi, dans l’inquiétante pénombre, elle lui chuchote :
— Qu’est ce qu’on voit maintenant ?
— Je crois qu’on ne voit rien ce soir, répond Wendy, avec le sentiment que si Nana était là, elle s’opposerait formellement à la poursuite d’une telle conversation.
— Mais si, tu vois, réplique Jane, tu vois quand tu étais petite fille.
— Il y a si longtemps de cela, mon ange, dit Wendy. Mon dieu, comme les années s’envolent vite.
—Est-ce qu’elle s’envolent, demande l’enfant, fine mouche, comme tu volais quand tu étais petite fille ?
— Comme je volais ! Figure-toi, Jane, quelquefois je me demande si j’ai vraiment volé.
— Mais oui tu a volé.
— Ah ! Quel temps merveilleux quand j’en étais capable !
— Pourquoi tu ne peux plus voler aujourd’hui, maman ?
— Parce que je suis une grande personne, mon ange. Quand les gens deviennent grands, ils oublient comment on s’y prend.
— Pourquoi ils oublient ?
— Parce qu’ils ne sont plus gais, innocents et sans cœur. Seuls les gais, innocents et sans cœur savent voler.
— C’est qui, les gais, innocents et sans cœur ? Je voudrai bien, moi, être gaie innocente et sans cœur…
Ou alors Wendy admet qu’elle a vu quelque chose :
— Je crois, dit-elle, que c’est dans la nursery.
— Je le crois aussi, dit Jane. Continue.
Les voilà maintenant embarquées dans la grande aventure de la nuit où Peter arriva en volant à la recherche de son ombre.
— Le jeune sot, dit Wendy, voulait la recoller avec du savon et, comme il n’y arrivait pas, il s’est mis à pleurer ; cela m’a réveillée et je la lui ai recousue.
— Tu as oublié un passage, l’interrompt Jane, qui connaît maintenant mieux l’histoire que sa mère. Quand tu l’as vu assis par terre en train de pleurer, qu’est-ce que tu as dit ?
— Je me suis assise sur mon lit et je lui ai demandé : « Mon petit garçon, pourquoi pleures-tu ? »
— Oui, oui, c’est ça, approuve Jane avec un grand soupir d’aise.
— Et alors il nous a apprit à voler et nous a tous emmenés au Pays de Nulle Part, avec les fées, les pirates, les Peaux-Rouges, le lagon des Sirènes, la maison souterraine et la petite cabane.
— Oh oui ! Et qu’est-ce que tu as aimé le mieux ?
— Je crois que ce que j’ai préféré, c’était la maison souterraine.
— Oui, moi aussi. Et la dernière chose que t’as dite Peter, c’était quoi ?
— La dernière chose qu’il m’a dite, c’est : « Ne cesse jamais de m’attendre et une nuit tu m’entendras chanter. »
— Oui.
— Mais hélas, il m’a oubliée, reprit Wendy avec un sourire — elle était vraiment devenue une grande personne.
— Et comment il chantait, Peter ? lui demanda Jane un soir.
— C’était un peu comme ça, répondit Wendy en essayant d’imiter le hurlement joyeux de Peter.
— Non, pas comme ça, dit gravement Jane, c’était comme ça.
Et elle reproduisit son appel infiniment mieux que sa mère. Wendy resta interdite.
— Mais, ma chérie, comment peux-tu savoir ?
— Je l’entend souvent, quand je dors, dit Jane.
— Ah oui, bien des filles l’entendent quand elles dorment, mais je suis la seule à l’avoir entendur éveillée.
— Tu en as de la chance, dit Jane.
Il n’avait pas changé le moins du monde et Wendy vit qu’il avait toujours ses dents de lait.
C’était encore un petit garçon et elle était une femme faite. Accroupie près du feu, elle n’osait pas bouger ; elle se sentait à la fois désarmée et coupable : une grande personne.
— Bonjour, Wendy, dit-il, sans remarquer la différence, car il ne pensait guère qu’à lui-même et, à la lumière incertaine du feu, sa robe blanche pouvait passer pour la chemise de nuit dans laquelle il l’avait vue pour la dernière fois.
— Bonjour, Peter, répondit-elle faiblement, se faisant aussi petite que possible.
Une voix au fond d’elle-même lui criait : « Femme, femme, laisse-moi aller … »
— Bonjour. Où est John ? demanda-t-il découvrant soudain l’absence du troisième lit.
— John n’est plus ici, dit-elle, le souffle court.
— Et Michael, il dort ? demanda-t-il avec un coup d’œil distrait vers Jane.
— Oui, répondit-elle.
Et elle se sentit aussi coupable à l’égard de Jane qu’à l’égard de Peter.
— Ce n’est pas Michael, dit-elle vivement, de peur de s’attirer le châtiment du ciel.
Peter se pencha sur le lit :
— C’est qui ? Un nouvel enfant ?
— Oui.
— Garçon ou fille ?
— Fille.
Cette fois, il allait sûrement comprendre ; mais non, la vérité ne l’effleurait même pas.
— Peter, balbutia-t-elle, tu penses que je vais m’envoler avec toi ?
— Bien sûr, c’est pour ça que je suis venu.
Puis il ajouta d’un ton un peu sec :
— Tu as oublié que c’était l’époque du nettoyage de printemps ?
Elle savait qu’il était inutile de lui expliquer que bien des époques de nettoyage de printemps s’étaient écoulées.
— Je ne peux pas venir, dit-elle, contrite. Je ne sais plus voler.
— Je te donnerai des leçons, ça reviendra vite.
— Oh, Peter, ne gaspille pas de poussière de fées pour moi.
Elle s’était levée et, pour la première fois, la crainte étreignit Peter.
— Qu’est-ce qui est arrivé ? s’écria-t-il.
— Je vais allumer, dit-elle, et tu te rendras compte toi-même.
Pour l’unique fois de sa vie, à ma connaissance, Peter eut peur.
— Non, n’allume pas ! s’écria-t-il.
Elle laissa ses doigts errer dans les cheveux du malheureux enfant. Elle n’était plus une petite fille au cœur ; elle était un mère de famille souriante, mais au sourire brillant de larmes.
Alors, elle alluma la lumière et Peter, la voyant, poussa un cri de douleur ; et lorsque que la grande et belle créature se pencha sur lui pour le prendre dans ses bras, il eut un violent mouvement de recul.
— Mais qu’est-ce qui est arrivé ? répéta-t-il.
— Je suis vieille Peter. J’ai bien plus de vingt ans. Il y a longtemps que j’ai cessé de grandir.
— Tu m’avais pourtant promis…
— Je n’y pouvais rien. Je suis une femme mariée, Peter.
— Non, c’est pas vrai !
— Si, et la petite fille que tu vois dans mon lit ce lit est la mienne.
— Non !
Mais il se dit qu’en effet, c’était la fille de Wendy ; et il fit un pas vers l’enfant endormi, le poignard levé. Naturellement, il ne la frappa pas. Tout au contraire, il s’effondra sur le sol et se mit à sangloter. Wendy ne savait comment le consoler, elle qui, jadis, y parvenait si aisément. Elle n’était plus maintenant qu’une femme comme les autres et elle se précipita hors de la pièce pour réfléchir.
Peter continua à pleurer et bientôt ses sanglots éveillèrent Jane. Elle se mit sur son séant et parut très intéressée.
— Mon petit garçon, pourquoi pleures-tu ? demanda-t-elle.
Peter se releva et lui fit une révérence qu’elle lui rendit de son lit.
— Bonjour, dit-il.
— Bonjour, dit Jane.
— Je m’appelle Peter Pan.
— Oui, je sais.
— Je suis venu chercher ma mère, expliqua-t-il, pour l’emmener au Pays de Nulle Part.
— Oui, je sais, dit Jane. Je t’attendais.
Lorsque Wendy revint, pétrie de timidité, elle trouva Peter perché sur le montant du lit et poussant son hurlement triomphal, tandis que Jane en chemise de nuit voletait autour de la pièce, perdue dans une extase solennelle.
— C’est ma mère, expliqua Peter.
Jane redescendit et vint se placer près de lui avec cette expression sur le visage que Peter aimait tant découvrir sur les traits des femme qui le regardaient.
— Il a tellement besoin d’une mère, dit Jane.
— Oui, je sais, reconnut Wendy, mélancolique. Personne ne le sait aussi bien que moi.
— Au revoir, dit Peter à Wendy.
Et il s’éleva en l’air tandis que Jane, dénuée de toute honte, en faisait autant. C’était déjà pour elle le mode de déplacement le plus facile.
Wendy se précipita vers la fenêtre ;
— Non, non ! cria-t-elle.
— C’est juste pour le nettoyage de printemps, dit Jane. Il veut que je fasse toujours son nettoyage de printemps.
— Si seulement je pouvais venir avec vous, soupira Wendy.
— Tu vois bien que tu ne sais plus voler, dit Jane.
Wendy finit, bien sûr, par les laisser s’envoler ensemble.
Telle est la dernière vision de Wendy qu’il nous reste : penchée à la fenêtre, elle suit des yeux les enfants qui s’éloignent dans les profondeurs du ciel, jusqu’à ce qu’ils se confondent avec les étoiles.
Si vous regardez bien Wendy, vous pouvez voir que sa chevelure à commencé à blanchir et sa silhouette à s’amenuiser, car tout cela se passait il y a bien longtemps. Jane est devenue une adulte comme les autres avec une fille nommée Margaret ; et chaque fois que revient le temps du nettoyage de printemps, excepté lorsqu’il oublie, Peter vient chercher Margaret et l’emmène au Pays de Nulle Part où elle lui raconte des histoires sur lui-même qu’il écoute avec avidité. Lorsque Margaret aura grandi, elle aura une fille qui deviendra ainsi à son tour la mère de Peter et ainsi se suivront les générations tant que les enfants seront gais, innocents et sans cœur.La beauté sera CONVULSIVE ou ne sera pas

L'Éternel Retour du Même
