15 mars 2006
J'ai testé la Cailloux multifonction (Allergiques au sucre, s'abstenir)
À première vue, ça ressemble à une fille normale. Physiquement intelligente, cheveux auburns, bouclés, lèvres pulpeuses, yeux marron-vert, regard de braise ... Mais en fait, c'est beaucoup plus que ça. Cailloux est un modèle unique et révolutionnaire. Cailloux réchauffe en hiver, supporte mes crises de gneeeeuhtousdesconnardslavieestmochec'estconçapue, elle ne sent pas l'œuf ni le paté de campagne, partage mes goûts honteux (*mode voix geignarde surraigue on* il aaaaaaaaaa le drouaaaaaaa de poser ses mains sur ton coooooorps il aaaaaaaaaa le drouaaaaaaaaaaaaaa de respirer ton odeuuuur), m'aide à supporter la poule molle, la mégère mystique Mme H, sert d'oreiller, est la compagnonne idéale pour se mater les épisodes de Sex And The City, est dotée d'une bibliothèque de manga conséquente ainsi que d'une réserve de livres qui font rire et sourire bêtement (mais j'assume totalement, je suis encore une gamine, ma vie est régie par le principe du plaisir), a en réserve des tonnes de sujets de discussions tous plus captivants les uns que les autres ("Bon, on va lui faire prendre de la ciguë, elle pourra pas se plaindre, c'est l'acte le plus philosophique qu'elle accomplira jamais", "C'est quoi notre horoscope aujourd'hui ? Il faut qu'on lève le pied pour éviter le stress ? Pas de problème c'est c'qu'on fait tout le teeeemps", "T'as pas une recette de cookies ?", "J'ai envie d'manger du nutella", "Arg, j'vais pas en athlé cet aprem', j'ai trop mal aux ch'veux ... au fait, ça va ? On dirait pas qu'ils sont tout gras ?" et aussi tout ce que je censure volontairement pour ne pas choquer les yeux délicats), bref, est presque aussi superficielle que moi, ce dont je lui suis entièrement reconnaissante. Cailloux, le jour où tu décide d'être un garçon, je t'épouse. Sinon c'est pas grave hein, du moment qu'on peut toujours se taper des vieilles barres pourries et que tu es là, y a pas de problème. Dernière qualité : je trouve que tu as des goûts de chiottes en matière de mecs, et c'est réciproque, ce qui fait que je n'empièterai jamais sur tes conquètes, et vice versa ... c'est rassurant, non ?
Brittany: Peut être que je pourrais faire quelque chose pour toi.
Daria: Peut-être. Tu pourrais m'apprendre à tripoter mes bouclettes en ayant l'air particulièrement stupide ?
Brittany: Alors là tu vois tu me poses une colle. Ca c'est vraiment pas un truc qui s'apprend.
02 mars 2006
I got the blues ...
C'était un soir de merde. La marche du monde se poursuivait et les hommes, rangées de dominos décérébrés s'abattaient les uns sur les autres comme autant de moutons de Panurges sado-maso. Et au milieu de tout ça, une gamine vaillante (aka : moua) pris son courage à deux mains et son épingle à nourrice dans l'autre et décida de crever l'abcès de ses vieux fantômes. Et comme ses vieux fantômes sont des connards, eh ben ça a giclé et inmanquablement, inondation de pus lacrymal ... rien de bien ragoûtant, mais comme elle préfèrait être un mikado qu'un domino, elle a fait attention à ce que ça gicle pas sur les autres. Avisant une paire de ciseau, elle se coupa la couette de rage (yeah). Ce scalp accomplit, elle cautérisa la plaie en se giflant mentalement. Et pis le lendemain, un coiffeur gentil a réparé les dégats, et maintenant elle a la même tête que quand elle avait cinq ans, mais c'est pas grâve hein, ça fait vieille intello coincée, et j'aime ça.
HAPPY END

There’s a look on your face I would like to knock out
See the sin in your grin and the shape of your mouth
All I want is to see you in terrible pain
Though we won’t ever meet I remember your name
Can’t believe you were once just like anyone else
Then you grew and became like the devil himself
Pray to god I can think of a nice thing to say
But I don’t think I can so fuck you anyway
You are scum, you are scum and I hope that you know
That the cracks in your smile are beginning to show
Now the world needs to see that it’s time you should go
There’s no light in your eyes and your brain is too slow
Can’t believe you were once just like anyone else
Then you grew and became like the devil himself
Pray to god I can think of a nice thing to say
But I don’t think I can, so fuck you anyway
Bet you sleep like a child with your thumb in your mouth
I could creep up beside put a gun in your mouth
Makes me sick when I hear all the shit that you say
So much crap coming out it must take you all day
There’s a space kept in hell with your name on the seat
With a spike in the chair just to make it complete
When you look at yourself do you see what I see
If you do why the fuck are you looking at me
Why the fuck why the fuck are you looking at me
Why the fuck why the fuck are you looking at me
Why the fuck why the fuck are you looking at me
Why the fuck why the fuck are you looking at me
There’s a time for us all and I think yours has been
Can you please hurry up cos I find you obscene
We can’t wait for the day that you’re never around
When that face isn’t here and you rot underground
Can’t believe you were once just like anyone else
Then you grew and became like the devil himself
Pray to god I can think of a nice thing to say
But I don’t think I can so fuck you anyway
So fuck you anyway
30 janvier 2006
instantané imaginaire #1
— Hey bloody bastard !
— What the hell ?
— I'm getting addicted to your cat.
28 janvier 2006
L'allumoir
A première vue, c’est un briquet normal. De la marque BIC, mesurant l’équivalent de la taille de son médius. Dessus, il y a une photographie d’un temple grec –elle ne saurais pas dire lequel … le Parthénon ?- et l’image est un peu éraflée en bas. Il n’a rien de remarquable, le système pour l’allumer et des plus communs ; pourtant elle a du mal à s’en séparer. Elle saisit tous les prétextes pour s’en servir, s’allume une, puis deux, puis trois cigarettes avec alors qu’elle ne fume pas d’habitude. C’est idiot, mais ce n’est plus un briquet ; c’est un visage, une voix. Elle le sort de sa poche, le tourne, le retourne, le range. Elle redoute de le perdre. C’est pourtant un objet banal.
Elle ne le rendra pas. Il ne manque à personne. Elle se souvient d’un ours en peluche égaré, et de ce lieu magique « les objets trouvés » où elle le retrouverait. Puis, elle sort le briquet, le considère d’un œil désolé. Elle devrait le rendre, de toute façon, elle ne croit pas au mythe qu’elle a bâtit autour de lui. Et pourtant, elle a l’impression qu’elle aussi on l’a oubliée, et qu’elle a rejoint son ours en peluche dans ce pays où les jouets abandonnés attendent éternellement qu’on vienne les chercher.
27 janvier 2006
Il était une fois une poule molle qui était prof d'anglais ... et deux élèves qui voulaient pas travailler (coopération avec C)
Planquée au fin fond d'une galaxie nébuleuse
Pleine de Chantilly glucoïde
Et de noix de pécan graveleuses
Égarer tes menus pieds dans mon antre glacée
Où cette avalanche doucereuse
T'enfermera dans un linceul sucré
Sous la pluie battante des comètes marieuses
Et nous gagnerons les hauteurs
D'une cosmique jouissance paresseuse
De ton joli bouton de rose
Je débraillerais avec ardeur
Ta fausse pudeur pour que tu oses
Tu t'agglutineras contre mon corps en sueur
Et tu dormiras tout ton soûl
Tandis que je revivrais nos ébats salvateurs
26 janvier 2006
ayeeeuh

Dans le couchant
Vaste bouquet d'erratums
Sanguinolent
De la nuit brune
J'irais cueillir les épluchures
De peau de Lune
Mon ecchymose
Recrache mon cœur de débutante
Et puis explose
21 janvier 2006
NON-SENS (et j'étais sobre)

— J’aime bien ma silhouette liane, ma poitrine généreuse et mes yeux bleus. Ma peau cuivrée trahit mes origines italiennes mais j’ai été élevée ici, à Londres. Mes cheveux sont « blond-vénitien » normal pour une italienne. Je ne suis qu’une simple dactylo. Je me sens laide, oh tellement laide, ma vie est ratée, je cherche l’amour, j’ai envie d’être en Antarctique, enveloppée dans une peau d’ours blanc. Mon patron conduit une Jaguar vert-émeraude, il est brun, grand, avec une mâchoire carrée, un visage dur mais des yeux incroyablement clairs. Il est sortit avec toutes mes collègues. C’est sûr il va me faire des avances. Je ne suis pas amoureuse de lui. Pourtant, c’est vrai il me trouble. Sa Jaguar verte se reflète dans ses yeux clairs. Sa mâchoire suggère un caractère puissant, il doit être Taureau, comme Wanda.
Elle s’approche encore du miroir. Elle tient un tube de rouge à lèvre dans sa main, sa couleur met en valeur ses lèvres pulpeuses, un peu comme celle de cette actrice française, B. B. qui s’est mariée avec un ________ , celle qui a montré ses fesses dans Le Mépris. Elle marque ANTARCTIQUE. Elle répète le mot plusieurs fois. Mais de toute façon ça ne va pas. Elle ferme les yeux, imagine un appareil photo magique.
— NOOOON !
Il fallait qu’elle se remette les idées en place. Si elle continuait, elle allait devenir schizophrène, ou pire, célibataire.
— L'anomie (du grec an- : absence de, et nomos : nom, loi, ordre, structure) est l'état d'une société caractérisée par une désintégration des normes qui règlent la conduite des hommes et assurent l'ordre social. L’anomie c’est le chaos social. Je doit être une anomie. Est-ce qu’on peut dire je suis une anomie ? Non, on doit dire anome, comme dans mélanome. Je suis une anome. Je suis un électron bombardé de protons. IL FAUT QUE J’AILLE TRAVAILLER. Sinon, sinon je deviendrais une anome. Et je ne pourrais jamais m’asseoir dans la Jaguar vert-émeraude de mon patron et résister à son charme irrésistible.
— Bonjour.
C’est son patron, Clark-Brian-Zane-Kyle Amberane. Elle fait semblant d’hésiter à le laisser entre.
— J’aime bien votre silhouette liane, commence-t-il, votre poitrine généreuse et vos yeux bleus. Votre peau cuivrée trahit vos origines italiennes mais on sent que vous avez été élevée ici, à Londres. Vos cheveux sont « blond-vénitien » normal pour une italienne. Vous n’êtes qu’une simple dactylo. Mais vous êtes belle, oh si belle, vous pensez que votre vie est ratée, vous cherchez l’amour, vous pensez trop souvent à l’Antarctique, c’est malsain. Je conduis une Jaguar vert-émeraude, je suis brun, grand, avec une mâchoire carrée, un visage dur mais des yeux incroyablement clairs. Je suis sorti avec toutes vos collègues. Vous dites ne pas être amoureuse de moi. Pourtant, c’est vrai je vous trouble. Ma Jaguar verte se reflète dans mes yeux clairs. Ma mâchoire suggère un caractère puissant, et en effet, je suis né sous le signe du Taureau, comme votre poisson, Wanda.
Patricia tourne la tête vers le bocal. Gricha Wladimirovitch regarde le poisson tourner.
— Vous aimez bien les chats ?
Nerveuse, elle répond :
— En lituanien, Patrica ça veut dire amie des chats, elle prend bien soin de rouler les r, Wladimir déteint sur elle, même dans ses accès de mythomanie.
— Patricia Frogy-ribbit-ribbit, vous êtes une femme fascinante, votre nom m’évoque la voix rauque des crapaud dans le soleil couchant. Un peu comme ma Jaguar vert-émeraude.
Patricia referme la porte.
— Appelez-moi Pat crie-t-elle à travers la paroi blindée.
— Pourquoi sommes-nous à Londres alors que j’ai des origines italienne et que vous venez de l’Europe de l’Est ?
W. ne répond pas tout de suite. Il regarde les ronds dans l’eau. Cette expression est apoétique en un sens, mais ils s’en fichent l’un comme l’autre. La poésie ce n’est pas une hyperbole, la poésie c’est pouvoir écrire rond dans un poème, sans se sentir malade après.
— Peut-être, dit-il, que c’est le seul moyen de s’enfuir de la caverne.
Il chante sa chanson sur l’Antarctique, elle se débarrasse de ses vêtements.
— On en Antarctique, dit-elle.
— Toi, moi, Wanda Patriciovitch (et tant pis si les matronymes, ça n’existe pas) et Gricha Wladimirovitch.
— Tu as les cheveux mordorés et des cernes violâtres. Tu ne t’es pas rasé ce matin et ton menton est bleu.
— Tu as des nervures sur les lèvres, un peu comme celles des feuilles de platane. Ta bouche tremble toujours quand tu réfléchis.
— Tu as des callosités sur les doigts.
— Tu fumes des maïs en cachette, et tu les cales derrière tes oreille sans lobes, comme celle des assassins.
— Tu as une cicatrice sur le sourcil. Petit, tu as fait croire à tes amis que c’était parce que l’ennemi américain avait bombardé alors que tu prenais le soleil à côté du samovar, sur la terrasse de ta datcha. Mais en fait, tu t’es juste pris le coin d’une porte.
— Le matin, quand tu fronces les sourcils, tu as un π qui se forme sur ton front.
Elle sort de sous la savonnette une petite bande de papier.
— Que j’aime à faire apprendre un nombre utile aux sages, déchiffre-t-elle, et le petit π s’affiche sur son front soucieux.
— 3,1415926535, renchérit-il.
— Le nombre π, c’est comme la Vérité. C’est presque une idée, au sens platonicien du terme, une idée pure …
— … absconse (yeah). Oui, tu as raison, on suppose l’infinité chiffres qui suivent cette virgule, on peut en trouver beaucoup, mais on ne le saisira jamais entièrement. D’ailleurs, c’est un entier irrationnel. Le réel est-il rationnel ?
— Je me sens dans un état bizarre.
— Qu’est-ce qu’il t’arrive ?
— Je voudrais être en Antarctique.
— Je te comprend. Moi aussi, ça me manque souvent, plus que mes Carpates natales.
— J’ai toujours pensé qu’il y avait quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark.
Elle reprend la savonnette, elle la laisse fondre et trace avec le bout qui reste des lettres décousues sur les carreaux de la salle de bain.
B E G O N E V I L E I N SE CT
[miroir] M A D A Y HT E B O T THG OU I
En bas, elle trace : M. SHELLEY et en dessous : ANTARCTIQUE
— Pourquoi tu aimes les miroir ?
— Parce que je m’appelle Patricia N. Froggy-ribbit-ribbit.
— N pour Narcisse ?
— Oui, mon ancêtre était la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le bœuf, elle s’est noyée dans son reflet.
— Je croyais que tu étais une fille de chromosome …
— Je suis une fille de chromosome de grenouille.
— Génétiquement modifiés, non ?
— Sinon je coasserais.
— Essayons autre chose.
Il l’embrassa. Rien. Elle ne pris pas la forme de ses glorieux ancêtres.
— Ribbit-ribbit, minauda-t-elle.
Il l’embrassa à nouveau. Sa bouche avait le goût de l’odeur qu’on ajoute au gaz de cuisine, pas désagréable au fond. Il la voyait bien petite fille, avec des tresses blondes et des chaussures orthopédiques, comme dans les vieille réclames pour le chocolat Suchard.
— Elle était brune, fit remarquer Patricia.
— Qui ça ?
— La fille du chocolat Suchard.
— Mais je n'ai pas ...
— Tu l’as pensé, non ?
Il hoche la tête.
— Maintenant, à ton tour de me dire ton nom entier, dit-elle.
— Vladimir avec un W Odysseusovitch Sans-titre.
— Comme … Sans-titre ?
— Au menton céruléen, oui.
— Je ne m’attendais pas à de l’intertextualité. Comment … ?
Il élude la question.
— Il y a une brèche dans le carreau.
— Impossible.
— Ça signifie que ?
— Peut-être.
— Et si le Monde était amené à disparaître après ça ?
— Il n’est pas contraire à la raison de préférer la destruction du monde entier à une égratignure de mon doigt.
— Dans ce cas … après toi.
La brèche s’agrandit, on pu sentir des effluves d’Antarctique, de désert glacé, d’enfer glacé. Il s’y engouffre le premier. Elle le suit. Plus rien. Ils sont passé de l’autre côté du carreau. Ils se sont échappés de la caverne. Les lettres de savons scintillent dans l’obscurité, quelqu’un a éteint les lumière avant de partir.
BEGONE VILE INSECT ! … BE GONE EVIL E IN SECT/BEG ONE VILE INSECT
I OUGHT TO BE THY ADAM …et plus bas en petite lettres : I am rather the fallen angel
Références :
Aragon
Aubert
Bardot
Bérénice
Betty Boop
Bradbury
Brühl
Ces bons vieux grecs
DADA
Doherty
Durkheim
Fersen
Gainsbourg
Godard
Grossman
Guimard
Harlequin
Hegel
Hendrix
Holiday
Homère (sa mère)
Humes
Lafontaine
Le Monde de Sophie
Les Huit Scaroles
Les Monthy Python
Les Nuls
La famille Pierrafeu
La nounou d’Enfer
Lucky Luke
Ma sorcière bien aimée
Matrix reloaded
Me, Myself and I
Mme U.
Monet
Nietzsche
Ovide
Platon
Salinger
Shelley
Shakespeare
Staline
Stoker
Tristan et Iseult
Tzara
Un poisson nommé Wanda
Wikipédia
X
XX
XY
XXY
Zarathoustra
Ainsi que :
Qui se nicha dans mon cœur
Ce démiurge prestidigitateur
Si nécessairement menteur
18 janvier 2006
Poésie Sadique

Laisse-moi te respirer
Laisse-moi admirer
Ton corps qui gît là éventré
J’aime voir le lino maculé
De ton sang qui dégouline
Je le laverai plus jamais
J’aime trop ton hémoglobine
Me font complèt’ment triper
Voir ton sang dégouliner
Et tes boyaux se déverser
Laisse moi les aspirer
Et j’me sentirai inspirée
Quand tu auras expiré
Alors je pourrai respirer
Mais pourquoi tu brailles autant ?
J’prépare un couteau d’boucher
Mais tu d’viens incohérent !
Merde c’est vrai t’as plus de langue
J’te la rend pour que tu murmure
Des mots doux d’charogne exsangue
Avant de la clouer au mur
Me font complèt’ment triper
J ‘aime à les voir dégorger
Pendant qu’j’fini d’t’égorger
Déjà tu pousses ton dernier crachat
Mais tu me manqu’ras mêm’ pas
Je me passerai de toi
Et je snifferai du Smecta
17 janvier 2006
beuh
Sept heures du matin. London Calling explose mes tympans, suivit du coq mit clairon de mon portable. Mwarf. J'ai encore rêvé de trucs pas nets cette nuit. Je devrais faire annalyser mes rêves, je suis sûre qu'on me trouverait toute sorte de tendances insoupçonnées. Si j'ai pas émergé dans vingt minutes, je suis en retard. Il faut que je prépare du café si je veux espèrer avoir raison de cette torpeur post-morphéique moite. Retour à la case spleen poisseux. Dehors il fait surement gris. J'ai quatre heures à peine de sommeil dans les dents. Le ciel est blême, ça me donne envie d'éclater en sanglot. Je pense à la station Ternes. Je pense à l'exposition DADA. Je pense au trajet New York-JFK/Paris-CDG. Je pense à des tartelettes à la fraise. Je pense à un cendrier volé. Je pense à un pull troué. Je pense à Nietzsche. Pour ne pas voir les masques mortuaires des gens dans le métro, j'actionne mon petit projecteur intérieur ... Voilà qui est mieux. Des joues de gosse avec une bouche boudeuse, des cheveux en désordre. Daniel Brühl, acteur allemand (Die fetten jahre sind vorbei, Goodbye Lenin ...). Un air de gamin, mélangé à celui d'un poussin mouillé, une pensée presque aussi agréable que celle d'une épaule chaude à embrasser le matin avant de se sortir du lit. Nation, déjà. Et puis après Cours de Vincennes. Je donnerais n'importe quoi pour aller au bahut en vélo. Je sort ma carte, un petit sourire au surveillant quand même (je vous laisse imaginer lequel ...) et puis je baisse les yeux et là je vois mes chaussures, et je me dit que quand même c'est cool de porter ça au pied, qu'elles sont vraiment jolies et que ya de quoi garder le sourire. post-scriptoum : but what the point of this post ? La futilité. Je suis follement amoureuse de mes chaussures, presque autant que de Daniel Brühl alors je m'exprime en conséquence (so fucking) special thanks : my dearest friends who took this picture while I was asleep at Marion's. (after meku in the lavatories, meku asleep ... I love myself)
15 janvier 2006
melancholia




